Flamenco Jazz | España
Chano Dominguez

Chano Domínguez

 

Nouvel album printemps 2010
Myspace : myspace.com/chanodominguez 
Avec IMN

Chano Domínguez, né à Cádiz en 1960, est un autodidacte ; son père, grand amateur de flamenco, lui offre une guitare lorsqu’il a huit ans. Il fera seul son apprentissage de la musique.
C’est à dix-huit ans qu’il forme son premier groupe de rock andalou « CAI ». Tout d’abord guitariste, Chano aime jouer d’autres instruments tels que la basse électrique ou encore la batterie, et c’est seulement vers l’âge de vingt ans qu’il commence véritablement à jouer du piano.

Chano est un pianiste immergé dans un univers musical très éclectique, avec une ligne de travail très libre. Ses références sont très variées : de Paco de Lucia à Jaco Pastorius, des Beatles à Soft Machine, en passant par Pink Floyd ou Weather Report. « Je suis le fruit de l’influence d’une situation sociale et géographique. Je suis un musicien de jazz qui a grandi à Cádiz, avec le flamenco, mais la musique avec laquelle je continue d’expérimenter et pour laquelle je me sens attiré est le jazz qui m’a toujours captivé ».

Dans les années 80, il participe à différentes Master Classes où des musiciens comme Joe Henderson, Richie Beirach ou Kenny Werner ne tarissent pas d’éloges à son égard. Il joue dans divers festivals en Europe et arrive en finale en 1990 au concours de piano Martial Solal à Paris.
Sa carrière internationale commence alors à véritablement s’amorcer. En 1992, il forme son propre trio ; il développe comme nul autre une fusion organique de flamenco (Alegrías, Soleas et Bulerías) avec les formes musicales du jazz. Il rencontre de nombreux musiciens comme Jorge Pardo, Javier Colina, etc., et enregistre en 1994 « 10 de Paco » un album basé sur des compositions de Paco de Lucia.
En 1997, il est sélectionné au MIDEM de Miami pour représenter les racines latines de la musique et il s’y produit en duo avec le pianiste Michel Camilo.

En 1998, son travail est réellement reconnu et encensé par la critique. Il joue dans de nombreux festivals aux Etats-Unis, à Cuba... ; il tourne avec son sextet et collabore à diverses rencontres musicales avec les meilleurs musiciens du latin jazz tels que Tito Puente, Jerry González, Paquito D’Rivera, Gato Barbieri, Chucho Valdés, à travers, notamment, le projet de Fernando Trueba « Calle 54 ».
Ses disques se succèdent et remportent des prix : « Directo - piano solo », meilleur CD de jazz en 1998, « Iman », en 2000. En 2002, il joue avec Herbie Hancock à La Havane. En 2002, son disque « Oye cómo viene » est nommé aux Grammy dans la catégorie du jazz latin.
Il est invité par Wynton Marsalis au Lincoln Center de New York. Marsalis dira de lui qu’ « il est un des dix meilleurs musiciens au monde ».
Des projets voient le jour en 2004 avec l’Orchestre Symphonique de la R.T.V.E. ainsi qu’un ballet qui réunit Le Tricorne de Manuel de Falla et El café de Chinitas de Federico García Lorca pour lequel Chano Domínguez écrit les arrangements.
En 2005, il remporte un immense succès auprès de la critique et du public pour son travail avec l’excellent batteur Jack DeJohnette.
2005 est une année de travail intensif et aboutit à la formation du groupe « New Flamenco Sound » qui est une présentation de la musique populaire espagnole la plus éblouissante jamais jouée. Une nouvelle fusion de styles émerge avec un talent extraordinaire, dans un discours orchestral d’une grande complexité.

Chano Domínguez est le premier musicien de jazz espagnol à signer un contrat avec Verve le label mythique de jazz. Cette union permettra indubitablement aux nouvelles générations d’apprécier une référence musicale évidente du XXIème siècle.

Cet été, Chano a été accueilli très chaleureusement par le public de Marciac lors de sa superbe apparition en TRIO.

« ... Chano Dominguez a du répondant. Et son répertoire , …..est l’un des plus excitants du moment en formule piano trio. Histoire de démontrer qu’il maîtrise le genre à la perfection , Chano Dominguez se permettra d’ailleurs en point d’orgue une superbe reprise de Poinciana d’Ahmad Jamal, thème « muy famosa » insistera-il , comme ces standards espagnols des années 30 à 50 dans lesquels il puise l’essentiel de son inspiration. » Libération - Serge Loupien