Latin Jazz | Cuba/France
Chucho Valdes

Chucho Valdés

Nouvel album

Chucho’s Steps Sortie le 26 août 2010 (World Village – Harmonia Mundi)
Le brillantissime nouvel album de Chucho Valdés cumule la fulgurance du jazz et du swing latin !

Bio

Né en 1941 à Quivican près de La Havane, Chucho Valdés a de qui tenir puisqu'il est le fils de l'excellent pianiste Bebo Valdés. Fondateur d'Irakere en 1973, il est comme lui compositeur et arrangeur, et sa longue carrière, jusqu'au dernier album de Buika dont il est l'un des artisans, est parsemée de succès.

Chucho Valdés s’illustre chaque fois dans la différence, en générant des idées pour un changement de style, de format orchestral et de concept. En ce sens, Chucho’s Steps est un bouleversement, même si ce projet reste lié à ses travaux précédents.

Si l’on exclut ses années de formation avec les big bands cubains (Sabor de Cuba de Bebo Valdés, Orchestre du Théâtre Musical de La Havane, Orchestre Cubain de Musique Moderne), le véritable parcours de Chucho, non seulement comme pianiste, mais surtout en tant que compositeur et arrangeur, prend son envol avec Irakere.

Dans les années 1990, après quelques albums sur lesquels il s’entoure de chanteurs, il commence ses enregistrements à la tête d'un quatuor, avec une approche et un concept différents de ceux d’Irakere. Chucho est à la fois dans l'approfondissement et la refonte de la composante afro-cubaine et il est guidé par ses racines spirituelles.

Chucho’s Steps

Dans Chucho’s Steps, il y a une intégration de ces précédents projets, avec l’extension du format quatuor. Le plus important dans ce processus consiste à mettre l'accent sur l'écriture et non pas seulement sur l'improvisation. Il s’agit de sortir d'une situation d’enlisement, de mener le jazz et le latin-jazz là où le renouvellement et l'innovation, liés aux racines les plus authentiques, sont capables de surmonter le chaos des tendances, la fragmentation des styles et la routine.

Ce nouvel album, qui inaugure sa collaboration avec world village et harmonia mundi, est un pur régal. Enregistré avec son sextette régulier qui l'accompagne sur toutes les scènes du monde, il ressemble à un formidable jeu de piste musical. Par son morceau-titre, d'abord, qui cache un clin d'œil à Coltrane et à son fameux Giant Steps. Par les hommages qu'il contient, ensuite : le Zawinul's mambo offert au co-fondateur de Weather Report, New Orleans dédié à la famille Marsalis, ou encore ce Begin to be good dans lequel les oreilles les plus affûtées reconnaîtront les fantômes de Cole Porter et de Gershwin. Enfin, par sa conception globale, qui recèle toutes les recettes du musicien pour nous combler avec ce mélange unique de fougue et de sensibilité.

Cet album exceptionnel mêle l’expérimentation, la virtuosité et la spontanéité, c’est-à-dire tout ce que l’on exige du jazz.

Leonardo Acosta